Prothèse totale de hanche

FICHE D’INFORMATION

Madame, Monsieur,

Vous allez être opéré(e) d’une prothèse totale de hanche (PTH)

Cette intervention a été décidée d’un commun accord avec vous et votre chirurgien, à votre demande, car la douleur venant de l’articulation de votre hanche n’est plus contrôlée par le traitement médical. 
La fonction de votre hanche vous empêche d’avoir le niveau d’activité auquel vous aspirez en raison de douleurs et de la perte de mobilité de votre hanche.

L’intervention consiste à changer les 2 composants de votre hanche, à savoir le cotyle (cavité articulaire du bassin) et la tête du fémur qui sont usés.
La prothèse utilisée sera soit une prothèse à ancrage biologique, soit une prothèse fixée par du ciment.

L’intervention est réalisée, le plus souvent, sous anesthésie générale, parfois complétée par une anesthésie loco-régionale, soit plus rarement sous péridurale ou rachis anesthésie. Votre anesthésiste vous en informera.
La voie d’abord est soit une voie d’abord postérieure, au niveau de la fesse, appelée voie de Moore, de longueur variable suivant la morphologie de l’individu soit une voie antérieure sans table orthopédique celle"qui ne coupe aucun muscle" Le plus souvent une chirurgie Mini Invasive est réalisée.

La chirurgie est réalisée en per opératoire en association avec un protocole de récupération rapide après chirurgie ou R.R.A.C.pour une gestion optimale de la douleur.

Pour les voies mini invasives antérieures une chirurgie en ambulatoire peut être proposée.

L’intervention a une durée de 1h à 1h30.

A la sortie du bloc opératoire, votre hanche sera parfois drainée par un  drain de redon qui sera, en moyenne, enlevé à la 48ème heure.

L'évolution des techniques chirurgicales fait  que le drainage post opératoire des articulations opérées est de moins en moins réalisé.

Après l’intervention, vous passerez éventuellement la première nuit en salle de soins post-interventionnelle (S.S.P.I.) si nécessaire, pour une surveillance permanente à la recherche de toutes complications. Un traitement préventif de la douleur, de l’infection, de la phlébite sera institué immédiatement.
Vous regagnerez votre chambre le soir même ou lendemain de l’intervention où les traitements débutés en S.S.P.I. seront continués.

Le soir même vous aurez la possibilité de vous lever, le kinésithérapeute attaché à votre unité d’hospitalisation commencera la rééducation du membre opéré, la mise en position verticale se faisant entre le soir ou le lendemain de l'intervention.

Vous verrez votre chirurgien tous les jours à défaut, le chirurgien de garde.

La marche s’effectuera avec 2 cannes anglaises, la montée et la descente des escaliers vous sera expliquée avant votre sortie.
La durée moyenne de votre séjour (D.M.S.) sera en moyenne de 4 à 6 jours avec un retour soit à votre domicile soit en centre de convalescence.

L’entrée en chirurgie, est un moment sérieux de votre existence. Il a été décidé, d’un commun accord, après réflexion, l’objectif de l’équipe qui vous prendra en charge, étant de vous donner le meilleur résultat fonctionnel possible suivant les données de la science actuelle au prix d’un minimum de complications.

Malgré toute les sécurités dont vous bénéficierez, un certain nombre de complications, rares, peuvent intervenir, dont nous vous informons.

 

PENDANT L’OPÉRATION :

En dehors des risques liés à l’anesthésie, ou de pathologies dont vous souffrez de façon chronique, il est possible d’avoir : 

Pendant la préparation du cotyle : 

  • une fracture de celui-ci,
  • une plaie d’un vaisseau,
  • une plaie de la vessie.

 

Pendant la préparation du fémur :

  • une fissure ou une fracture du fémur, une fausse route lors de l’alésage du fémur.

Une plaie des nerfs, soit nerf crural soit nerf sciatique peu également être observée.

Lors du cimentage de la prothèse, la mise en place du ciment soit dans le cotyle soit dans le fémur peut être, à l’occasion d’une réaction allergique ou d’un choc per-opératoire au ciment nécessitant une réanimation spécifique.

Tous ces incidents seront traités pendant l’intervention.

Ils sont exceptionnels.

 

A VOTRE RÉVEIL :

Il peut être constaté une luxation spontanée de la prothèse correspondant à une instabilité de celle-ci. Une réintervention immédiate peut être envisagée.

 

A DISTANCE :

D’autres complications peuvent survenir :

   Précoce : 

  • une phlébite, source d’embolie pulmonaire malgré le traitement anti-coagulant préventif, dépistée par le doppler   post-opératoire demandé uniquement en cas de suspicion clinique ou d'antécédents de phlébite ou de terrain à risque.
  • un hématome dont l’importance peut nécessiter une évacuation chirurgicale du fait de douleurs et de risque de compression du nerf sciatique ou crural.
  • des transfusions sanguines en cas d’anémie importante avec leurs risques spécifiques,
  • une infection du site opératoire, soit contractée lors de la chaîne de soins, soit à partir d’un foyer infectieux méconnu dont vous seriez porteur, pouvant nécessiter un nettoyage de votre prothèse,
  • une luxation de la prothèse suite à un mouvement intempestif nécessitant une réduction, le plus souvent non sanglante de celle-ci.

     A distance, après votre sortie :

  • une phlébite est toujours possible nécessitant le port de bas de contention et un traitement anti-coagulant pour une durée de 6 semaines,
  • une luxation de la prothèse malgré les précautions qui vous auront été données pouvant aboutir à un changement de la prothèse en cas dommage sur celle-ci ou en cas de luxations trop fréquentes,
  • une infection pouvant aboutir à un nettoyage de la prothèse ou à un changement de celle-ci, assortit d’un traitement antibiotique prolongé,
  • une différence de longueur des membres inférieurs, n’excédant pas le plus souvent 1 cm, le plus souvent sans conséquence, parfois liée au geste chirurgical, à l’état de l’autre hanche, souvent à l’obliquité de votre bassin en rapport avec l’état de votre colonne vertébrale. Dans quelques cas, une compensation peut être nécessaire,
  • des douleurs de cuisse peuvent s’observer dans les prothèses totales de hanche sans ciment. Elles mettront quelques mois à s’estomper. Elles sont liées au délai de l’ancrage biologique de la prothèse.
  • Une algoneurodystrophie .

 

Cette liste n’est pas exhaustive, d’autres complications peuvent exister.

Nous nous tenons à votre disposition pour vous en informer.

Malgré cela, plus de 160 000 prothèses totale de hanche sont posées en France chaque année, avec peu de complication et d’excellents résultats fonctionnels dont la variabilité s’explique par la spécificité de chaque individu et par l’origine de la dégradation de votre hanche. 

Par la suite, vous serez surveillé cliniquement et radiologiquement tous les ans ou tous les 2 ans de façon à dépister une faillite de votre implant aboutissant soit à une usure prématuré de celui-ci soit à une descellement des pièces prothétiques qui pourrait nécessité une reprise chirurgicale prématuré.

Dans tous les cas, je reste à votre disposition pour vous éclairer sur toutes questions que vous vous poseriez à propos de votre intervention soit avant, soit après, soit à distance de l’intervention.

Bon courage pour cette intervention

 

Dr Alain MONOD

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