Prothèse totale de genou

FICHE D'INFORMATION

Madame, Monsieur,

Vous allez être opéré(e) d’une prothèse totale de genou (PTG)

La fonction de votre genou en terme de douleurs, de mobilité et de stabilité vous empêche d’avoir une vie normale.

Tous les traitements médicaux réalisés par votre médecin traitant, votre rhumatologue, n’ont pu vous apporter le soulagement escompté. L’usure de votre genou justifie maintenant d’avoir recours, à votre demande et en accord avec votre chirurgien à une prothèse totale de genou.

Le but de la prothèse de genou est de remplacer 2 ou 3 des composants de votre genou, fémur, tibia, rotule.  Actuellement, le remplacement de la rotule n’est pas systématique.
Le but de l’opération est de réaligner votre membre inférieur et de redonner à votre genou la meilleure mobilité, stabilité et indolence possible.

Le résultat dépendra de votre âge, de votre corpulence, de l’ancienneté de la gravité de l’arthrose, de la raideur du genou en pré-opératoire, de la qualité de la mise en place de la prothèse, de la qualité de la rééducation post-opératoire et surtout de votre participation à cette rééducation.

L’intervention se déroulera sous anesthésie générale, anesthésie loco-régionale ou les deux. Votre anesthésiste vous en informera.
Cette intervention se déroulera, le plus souvent, sous garrot pneumatique. L’incision est située sur la face antérieure du genou. La longueur de l’incision est adaptée à votre morphologique.
La durée de l’opératoire varie entre 1h et 1h30.

Le plus souvent la prothèse est fixée sur votre os avec un ciment aux antibiotiques. Votre genou sera drainé par un ou deux drains de redon en post-opératoire.

La nuit qui suit l’opération, vous séjournerez en salle de soins post-interventionnelle (S.S.P.I.) pour une surveillance permanente de votre état de santé où sera démarré un traitement anti-douleur, anti-coagulant, antibiotique.

Le lendemain de votre intervention, vous regagnerez votre chambre où les traitements préalablement cités seront continués.

Le kinésithérapeute attaché à votre unité d’hospitalisation commencera votre rééducation le lendemain de votre retour dans votre chambre avec une verticalisation qui se fera entre le 3ème et 4ème jour.

La marche s’effectuera avec des cannes anglaises.

Vous verrez votre chirurgien tous les jours, à défaut, le chirurgien de garde.

Votre durée d’hospitalisation (D.M.S) se situe entre 7 et 8 jours avec un retour à domicile à l’issu ou en centre de rééducation selon votre décision.

Vous passerez une radiographie de contrôle au 5ème jour post-opératoire et un doppler au 7ème jour post-opératoire pour dépister une éventuelle phlébite.

Vous porterez des bas de contention pendant une durée de 6 semaines associé à un traitement anti-coagulant pour une durée également de 6 semaines.

L’entrée en chirurgie est un moment important de votre existence. La chirurgie est réalisée à votre demande et en accord avec votre chirurgien. L’équipe qui va vous prendre en charge a pour but de vous donner le meilleur résultat fonctionnel possible au prix d’un minimum de complications, conformément aux données actuelles de la science.

Malgré cela, un certain nombre de complications peuvent arriver, rares dont nous vous informons.

 

PENDANT L’OPÉRATION :

  • durant la préparation des surfaces osseuses, une fissure ou une fracture du fémur peut arriver,
  • une plaie d’un nerf ou d’un vaisseau peut survenir,
  • une réaction lors de l’utilisation du ciment pour fixer la prothèse à type d’allergie ou de baisse de tension avec désaturation peut se produire.

Ces évènements indésirables, peu fréquents, sont immédiatement traités par l’équipe médico-chirurgicale.

APRÈS L’OPÉRATION :

  • un drain peut rester coincé dans un fil de suture, nécessitant son ablation chirurgicale, 
  • une phlébite peut survenir, source d’embolie pulmonaire, détectée par le doppler du 7ème jour post-opératoire et nécessitant un traitement spécifique,
  • un hématome important favorisé par les anti-coagulants, la rééducation peut nécessité son évacuation chirurgicale,
  • une anémie importante peu nécessité une transfusion avec ses complications spécifiques,
  • une infection aiguë peut survenir au niveau de la prothèse, soit liée à une contamination liée lors de la chaîne de soins dans l’établissement, soit à partir d’un foyer infectieux méconnu au niveau de votre organisme, nécessitant un nettoyage chirurgical de votre prothèse.

APRÈS VOTRE SORTIE :

  • une phlébite et une embolie pulmonaire peuvent survenir malgré les précautions prises (bas de contention, anti-coagulants),
  • une infection secondaire au niveau de la prothèse nécessitant soit un nettoyage de la prothèse soit un changement de la prothèse,
  • une raideur du genou en flexion en raison d’adhérences liées à une insuffisance de la rééducation nécessitant, à un mois, une courte réhospitalisation pour mobiliser, sous anesthésie générale, votre genou et votre prothèse pour gagner du temps sur la rééducation et améliorer votre score en flexion. Lors de cette mobilisation, une fracture du fémur ou du tibia, à proximité de la prothèse, peut survenir, nécessitant son traitement,
  • une raideur flexion et en extension associée à des douleurs importantes peuvent apparaîtrent, s’intégrant dans le cadre d’une algo-neurodystrophie qui justifie d’un traitement spécifique, induite par la chirurgie mais dont votre chirurgien n’est pas responsable,
  • une sub-luxation ou luxation de la rotule induite par un mauvais positionnement de la prothèse, une chute, une rééducation trop agressive, une surcharge pondérale importante, peut nécessité une reprise chirurgicale de repositionnement de la rotule,
  • dans quelques cas exceptionnels, l’utilisation de prothèse postéro-stabilisée peut induire en flexion forcée une luxation de la pièce tibiale en arrière de la pièce fémorale ce qui nécessite une réduction sans ouvrir de la prothèse et la stabilisation du genou par une attelle à porter pour une durée de 3 semaines.

 

D’autres complications plus rares peuvent survenir, cette liste n’est pas exhaustive. Votre chirurgien est là pour vous en parler. Dans la majorité des cas, cette intervention se passe bien et vous donnera un bénéfice fonctionnel d’autant plus important que le handicap pré-opératoire était important.

A distance, vous serez surveillé cliniquement et radiologiquement tous les ans de façon à dépister une usure ou un descellement prématuré de votre prothèse qui pourrait justifier d’une reprise chirurgicale précoce. 

Je suis à votre disposition pour tout autre renseignement pré-opératoire, post-opératoire ou à distance pour parler de votre intervention.

Bon courage pour cette intervention.

 

Dr Alain MONOD

 

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