Prothèse totale de genou (mise en place avec la navigation assistée par ordinateur)

FICHE D'INFORMATION

Madame, Monsieur,

Vous souffrez d’une arthrose de votre genou et vous devez bénéficier d’un remplacement prothétique de celle-ci (Prothèse totale de genou : P.T.G.)

Vous avez accepté de bénéficier de la pose de celle-ci par navigation assistée par ordinateur (N.A.O.) et je vous en remercie.

La N.A.O. est une aide à la pose des P.T.G. dont l’objectif est d’optimiser le résultat de votre intervention en positionnant au mieux les implants dans votre genou pour en assurer une meilleure longévité et une meilleure fonction.

Ce procédé est développé par des laboratoires qui s’appuient sur des équipes de chercheurs, d’ingénieurs, d’informaticiens et sur des centres hospitaliers où le bien fondé de ces nouvelles aides à la chirurgie a été validé par des Professeurs de renom et par la SOFCOT.

Le principe est d’utiliser des capteurs qui sont positionnés sur les instruments qui servent habituellement à la chirurgie du genou et de part et d’autre de votre genou

Ceux-ci sont reconnus par une caméra infrarouge.

Un grand nombre de données, recueillies par ce système sont analysées par un ordinateur et permettent de vérifier le bon positionnement de votre prothèse à tout moment.

 

Les conséquences de cette procédure sont : 

- un allongement du temps de l’intervention (de 30 min  par rapport à une procédure normale)

   ceci induit potentiellement et théoriquement :

  • un allongement du temps de l’anesthésie,
  • un risque de saignement un peu plus important

Techniquement, la procédure de N.A.O. oblige à la mise en place de broches (2+2) dans votre fémur et à la partie basse de votre tibia pour fixer de façon précise les capteurs qui permettront à l’ordinateur de modéliser votre genou

Ceci expose théoriquement à un risque infectieux, vasculaire et de fracture du fémur et/ou du tibia sur les zones de positionnement des broches( aucune complication de ce type depuis 2006 début  de la procédure soit 1600 prothèses implantées). 

Les broches sont enlevées à la fin de l’intervention et seront à l’origine de 2 petites cicatrices habituellement absentes dans une procédure habituelle de P.T.G.

Tous ces risques sont, à ma connaissance, exceptionnels  et jamais survenu. Ceci s’explique par le grand soin apporté à la réalisation de cette procédure.

Le progrès de la science et des techniques passe par un partenariat concerté entre le chirurgien et son patient.

Pour le chirurgien, l’adhésion au développement de nouvelles techniques est l’acceptation de la remise en question de la pratique de son art au quotidien, au prix d’une charge de travail et de contraintes supplémentaires et ce, sans compensation financière.

Dans son honnêteté intellectuelle, il a évalué le bénéfice risque d’une telle procédure et en son âme et conscience, aidé par son expérience et l’expérience d’autres équipes chirurgicales de renommées, sous couvert d’évaluation scientifique des résultats, il a évalué que le bénéfice pour le patient était supérieur au risque de la procédure.

Pour le patient, qui adhère à cette procédure, il participe à la compréhension, à l’amélioration des techniques de pose des P.T.G.

Cette technique, sera un jour possiblement une procédure habituelle pour la pose des P.T.G. et peut être une obligation. En y participant, vous serez des bénéficiares de cette N.A.O.  avec une meilleur fonction et une longévité accrue de votre prothèse.

La R.R.A.C.(Récupération Rapide Aprés Chirurgie) ou la R.A.A.C.(Récupération Améliorée Après Chirurgie)

Ces techniques que nous dévellopons actuellement, dans le cadre d'une prise en charge globale et pluridisciplinaire du patient, ont pour but de diminuer voir de faire disparaitre les douleurs post opératoires, ceci autorisant une prise en charge en réducation fonctionnelle beaucoup plus précoce et efficace et  la récupération d' une autonomie largement améliorée.

Ces techniques comportent l'absence d'utilisation de garrot pneumatique, l'infiltration des zones profondes et superficielles des zones opératoires par des coktails de produits analgésiques et antiinflammatoires,la diminution de la réalisation de blocs d'anesthésie locorégionale,l"absence de drainage post opératoire,la diminution de l'utilisation de morphine,le lever et le début de la réeducation le soir de l'intervention.Des sorties au troisiéme jour post opératoire sont possibles.

Je reste à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

Dr Alain MONOD

 

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